Situé dans le sud de l’île de Basse-Terre, le territoire de l’Agglomération Grand Sud Caraïbe (GAL) représente l’un des pôles de vie essentiels de la Guadeloupe, combinant richesse naturelle et défis économiques. La stratégie de développement du GAL vise à capitaliser sur les ressources naturelles et culturelles uniques de la région tout en répondant aux enjeux socio-économiques.
Le territoire du Grand Sud Caraïbe est une communauté d’agglomération regroupant 11 communes situées au sud de l’île de Basse-Terre en Guadeloupe. Avec un siège communautaire à Basse-Terre, rue Auguste Bébian, le GAL joue un rôle central dans le développement local. Composé des îles des Saintes, ce territoire illustre une interconnexion constante entre ses communes insulaires et le reste de la Guadeloupe continentale.
Le Grand Sud Caraïbe regroupe les communes suivantes, représentant un total de 76 639 habitants en 2020 :
Niché entre mer et volcan, le Grand Sud Caraïbe se distingue par ses paysages et sa biodiversité, qui en font une région emblématique de l’identité guadeloupéenne.
Après un léger rebond démographique en 2006, l’agglomération du Grand Sud Caraïbe a perdu plus de 6 500 habitants entre 2011 et 2020, une tendance particulièrement marquée chez les jeunes de moins de 25 ans. Ce phénomène, dû à un déficit migratoire, contribue au vieillissement global de la population et fragilise l’attractivité du territoire.
La région souffre d’un taux de chômage élevé et de poches d’inégalités, accentuées par des niveaux de pauvreté importants. Parmi les plus touchés, on trouve les jeunes de moins de 25 ans, les femmes en foyer monoparental, et les personnes peu qualifiées. Cette fragilité sociale constitue un enjeu de taille pour le développement de la région.
Le Grand Sud Caraïbe se distingue par son dynamisme associatif, avec de nombreuses organisations œuvrant dans les domaines de la culture, du sport, de l’environnement et de l’accompagnement des seniors. Ce réseau contribue à renforcer le tissu social et culturel malgré un contexte économique difficile, avec un taux de chômage avoisinant les 32 %
L’agriculture, bien que traditionnellement ancrée dans la région, subit une transition difficile. Le nombre d’exploitations et d’actifs agricoles a diminué de plus de 50 % depuis 2010, mais la surface agricole totale a légèrement augmenté. Les filières de la banane, du café et du cacao continuent de façonner le paysage, tout en offrant des perspectives pour un développement économique local axé sur les cultures patrimoniales.
Avec ses ressources naturelles uniques, notamment en géothermie à Bouillante, le Grand Sud Caraïbe se positionne comme un territoire clé pour la transition énergétique. Les projets en cours visent à augmenter la production d’électricité géothermique, contribuant à l’objectif d’autonomie énergétique pour l’île d’ici 2030.
